Le comité de course du rond Bravo a fixé rendez vous à la flotte des 8 sonars engagés sur l’épreuve à 11h pour le départ de la première course de la Sailing World Cup de Miami. Nous arrivons à 9h sur les pontons de Shake a Leg pour préparer notre bateau où règne un climat d’effervescence. Le soleil tape déjà fort et l’agitation laisse vite place à l’attente lorsque le comité de course envoie l’aperçu, synonyme de retard, faute de vent. Le plan d’eau de Biscayne bay n’a pas une seule ride…

Le prévisions météo nous annoncent une brise thermique entre 6 et 10 noeuds en début d’après midi. Nous tuons le temps jusqu’à 12h30 où le vent fait une timide apparition sur le plan d’eau, assez en tout cas pour décider notre comité de course à nous envoyer sur l’eau. Le vent s’établit entre 5 et 8 noeuds sur notre zone de course. Le compte à rebours de 5 minutes de notre course est donné.

Notre ligne de départ est courte et nous décidons de partir en bout de ligne. A 10 secondes du départ, les Canadiens et les Norvégiens semblent hauts sur la ligne et volent le départ. Ils réparent leur faute et partent en dernière position. Nous avons pris un bon départ mais la flotte reste compacte. Le pavillon de rappel individuel reste en l’air sur le bateau comité et personne ne répare, un ou plusieurs bateaux sont forcement disqualifiés…

Nous arrivons à la première bouée et nous manquons d’une petite longueur l’occasion de passer en tête. Nous pointons à la 4e place. L’Américain Rick Doerr prend les commandes de la flotte et tiendra sa position jusqu’à l’arrivée. Nous sommes remontés sur l’équipage irlandais et le second équipage américain pour finir à la seconde place de cette première course de la saison. Une course engagée et âprement disputée. Finalement, l’équipage partit trop tôt est le team anglais de John Robertson.

Les bord de portant sont longs et la chaleur se fait sentir. Le second départ est vite donné. Comme le précédent, nous partons côté bouée de la ligne mais cette fois-ci nous sommes les plus rapides au top départ. Nous prenons l’ascendant sur nos adversaires et c’est en tête que nous enroulons la première bouée. Nous contrôlons notre adversaire direct Paul Tingley, le barreur de l’équipage canadien, mais une hésitation sur la bouée à enrouler sous le vent nous fait reculer au classement. Au deuxième tour, nous sommes troisièmes et nous entamons le dernier bord à la lutte contre les Irlandais et les Canadiens. L’Américain Rick Doerr en embuscade profite de la situation pour enrouler la bouée avec plus de vitesse et passe de la 4e place à celle de leader à la moitié du bord. Les bateaux sont très proches et le classement de la manche change à chaque longueur parcourue. Dans les 200 derniers mètres Rick prend un net avantage et l’Irlandais profite d’un petit patch de vent un peu plus fort pour prendre la seconde place. Nous franchissons la ligne en troisième position.

L’Américain Rick Doerr a fait preuve de lucidité et de réussite sur son plan d’eau et s’adjuge les deux manches du jour et prend logiquement la tête du championnat. Nous rentrons au port avec 5 points à 3 points du leader, à la seconde place du général provisoire. Notre vitesse est bonne et nous avons effectué une bonne entrée en matière. Le championnat est long, il nous reste 8 courses, les prévisions météo de demain nous annoncent à nouveau des petits airs, à nous de rester concentrés et d’enchaîner les bonnes courses.